| 2 septembre
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On se réveille au froid, malgré un toit solide sur la tête, bon, il faut dire qu'il a neigé durant la nuit...
Soleil du matin sur cette cabane perdue au milieu de rien avec en fond, le volcan Herđubreiđ couvert de neige et son sommet dans les nuages.
Insolite de mettre son maillot de bain alors qu'il fait si froid et de penser à une baignade éventuelle...
Rangements et départ pour Askja. Nouvelles étendues de pierres volcaniques noires et de sables clairs.
Arrivées sur place, nous partons pour une balade dans la
caldeira
Vaste dépression arrondie due à l'effondrement d'une ancienne calotte volcanique
de 45 km2.
Paysage noir et blanc, sable et neige, cuvette immense, chemin non distinct et silence absolu. On se laisse guider par les piquets sans trop savoir où on va.
Nous pensons arriver mais non, encore une petite butte à grimper et là, on reste bouche-bée devant ce panorama grandiose qui s'offre à nous.
Le lac Öskjuvatn, le plus profond d'Islande, avec les montagnes avoisinantes se reflétant dans ses eaux calmes, nous émerveille et nous apaise.
Quelques pas plus loin, on découvre le lac Viti avec ses eaux laiteuses bleues-vertes, au fond d'un cratère. Heu, c'est vraiment là qu'on va se baigner ???!!!...
Il fait quand même pas très chaud et l'idée de se déshabiller nous fait hésiter quelques minutes, mais tout compte fait, c'est une occasion unique. Du coup, quelques courageuses descendent au bord du lac.
L'eau est chaude par rapport à l'air mais pas si chaude que ça... environ 20°C. Sensation bizarre d'entrer et de nager dans cette eau laiteuse. Certaines des courageuses font une traversée du lac et sortent dans la neige pour une pause photo, prise depuis le haut du cratère.
Retour rapide dans l'eau et moment consacré aux soins du corps. On s'enduit le visage et les bras de boue souffrée et il commence à faire froid, on retourne au rivage.
Et là, sortie de l'eau difficile, un petit vent s'est levé, horrible pour se réhabiller, donc pas question de trainer. La montée et le retour aux voitures nous ont permis de nous réchauffer.
Dîner et départ pour un long trajet de 100km direction le Landmannalaugar. Paysages différents mais gris, ciel nuageux, structures allant du sable au gros rocher en passant par les plaques, un peu de pluie.
On s'arrête et Sylvie nous dit d'approcher. On découvre un immense trou ; en fait, c'est l'extrémité d'une faille explosive.
On repart et on roule, on roule. On avance pas très vite par moment, on a quitté la piste pour un chemin non tracé. Il est balisé par des piquets et on choisit son chemin pour les relier. Du coup, on fait du 5-10km/h.
Sylvie se rend compte qu'elle s'est trompée, il n'y a pas 100km mais 200km pour atteindre notre destination. Il commence à être tard et on cherche un endroit où passer la nuit. Premier faux espoir, on trouve un refuge mais il est trop petit et déjà utilisé. Deuxième faux espoir, on trouve une maison, mais elle est privée donc impossible de s'y arrêter.
Enfin, après 7h de route, on voit une lueur au loin, on arrive à Nýidalur, c'est bien un refuge mais il y a plein de voiture. Sylvie va demander si on peut y rester dormir, et c'est tout bon. On trouve une grande pièce chauffée avec une longue table au milieu et des lits superposés sur le côté.
Souper et une bonne nuit chaude en perpective.
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